sans queue ni tête

26 mai 2011

Oreille tendue vers l’atelier autour des images & des mots que j’ai proposé à des enfants de 5 ans.

Au début il fallait choisir une image.  On regardait les formes, les couleurs, les détails…. Pour aiguiser son regard, observer. Les gouttes d’eau sur les pétales. L’arbre qui se reflète dans la piscine. Le petit animal vert dans les mains de la princesse : c’est un petit poussin pense Lou (tata n’aime pas le vert se rappelle Lili), c’est un oiseau pense Sofia. Les lettres qui apparaissent derrière la princesse : « tu as vu, il y a une écriture » ; « le rond n’est par fermé, c’est surement le U… ».

Le mieux c’était de pouvoir toucher les photos. Elles sont jolies et font du bruit quand on fait de l’air en les secouant. Élodie remarque que ça colle à sa main, Maory explique l’expression « ça pègue ». On remarque le sens de la photo (l’endroit, l’envers, le haut, le bas).

On cherchait des mots pour aller avec ces images. Pour le plaisir des sons : « Dans le camion-cabane, un coeur craque ». Des mots qu’on aime (« j’en sais rien » dit l’un, « j’en ai pleins » dit l’autre), des mots rigolos, des mots qui riment. « Des rimes c’est quand ça rime » explique Anaïs. « Par exemple hérisson et kangourou », CQFD. « Eléphant et Tristan » pourquoi ça rime ? « Parce qu’ils ont une trompe ». Ben oui. Alors j’étais madame pochette, madame pipelette. Et on cherchait encore des rimes juste pour le plaisir comme « biche la quiche » ou « coquelicot le choco ».

On se racontait des histoires. Des histoires qui font presque peur disait Chloé.
Lili remarque : « il n’y a personne dans la piscine ». Les autres : « c’est parce qu’elle est glacée ». Jason voit des grues pour tuer les maison. Élodie imagine des vaches qui mangeraient des histoires (elle pense à sa lapinette qui ne fait que manger les rideaux). Chahinez voit un cheval en vol : « sur le nuage il ferait une cascade et dans le ciel il y aurait un arc-en-ciel pour faire une glissade ». Il y a aussi un loup et son amoureuse,  « aouh aouh » faisait Arthur (et nous devenions tous loup).

On cherchait des liens entre les photos… en imaginant des choses pas banales : une glace au cactus qui nous piquerait la langue ou du chocolat à la nage ; ou encore cette main aux ongles verts « comme des arbres qui ont des bouches » (Zine Eldine).

Voilà comment nous sommes devenus surréalistes. Et là, parfois, « attention on va tout éclater » (Lou).

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One Response to “sans queue ni tête”

  1. sarah Says:

    charmant !


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