drôles d’oiseaux

21 octobre 2011

Il y avait une fille en talons aiguilles bleu roi qui lisait le dernier roman d’Emmanuel Carrère. Un homme en imper, sourcils fournis, lunette tintées. A son côté une femme pâle, le front immense, le rouge à lèvres très vif, se tenait droite comme un i dans son manteau de beau cuir jaune. Ils parlaient la même langue mais ne portaient pas d’alliance. Et puis un type baraqué est venu s’installer à côté de moi, m’écrasant malgré lui. Parce que je suis timide je n’ai pas osé bouger. Il y avait pourtant d’autres places dans cette rame de métro peuplée des belles créatures dont la ville a le secret.

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