ma pauvre amie

9 octobre 2012

A la question de savoir par quel mot exprimer saudade en français, C. a répondu en turc ! « Hasret »  évoque le désir et la nostalgie… MP a répondu en image, me rappelant la délicate série de Matild Gros sur la mélancolie (elle qui vit à Joyeuse). C.  m’avait justement offert une gravure à la pointe sèche de celle qui « aime le petit, le privé, le papier ». L’écho d’un mot, jeux de résonances, boucle belle.

http://mapauvreamie.ultra-book.com/gravures-p794#58dbe1b2a95794.jpg

géométrie du caoutchouc

20 décembre 2011

C’est un spectacle dont les images, les lumières  et la musique me trottent dans la tête (cie 111 – Aurélien Bory). C’est le nom utilisé par les mathématiciens pour parler de topologie. C’est un chapiteau dans le chapiteau, une toile et des corps qui se hissent et s’affaissent ; qui se plient, se déplient, se déploient. C’est fragile, mouvant, merveilleux. C’est plein de lignes et ça me plait.

Photo : Aglaé Bory (je crois)

à la marge

19 décembre 2011

Avant je rêvais d’un grand cahier où tout tienne de manière cohérente. Maintenant, j’en ai toujours deux à portée de main : le cahier officiel du projet le plus important (en ce moment, le cahier du travail pour lequel je suis payée). Le second pour noter toutes les pensées périphériques (restes de rêves, idées saugrenues, gens à qui je pense, mots qui s’imposent,…) tout ce qui frappe à la porte de mon esprit mais qui n’a rien à faire dans le cahier numéro 1.  Accepter le désordre des idées libère la créativité : deux cahiers comme deux jambes pour avancer.

Maison feu d’artifice-fusée prête à décoller (dessin d’A.)

plein délié

27 octobre 2011

j’ai essayé d’écrire avec un ruban orange (à défaut de fil rouge)
pour le plaisir d’offrir
des mots qui aussitôt se déforment et s’échappent en glissant

détail

11 juillet 2011

Déroutes, épuisées, défaites.
Des routes et puiser des fêtes.
Chercher (trouver) l’espace qui inverse le cours des choses.

Il était question d’un de ses poèmes, celui où il écrit :
Oublier une lettre
En écrivant un mot
C’est ouvrir une porte
Où il n’y en avait pas (…)

Alors les morts deviennent mots, les livres ivres, la musique musque…
et des portes s’ouvrent à l’infini, dans ma tête et sur les pages.

 

 


topographie (suite)

30 juin 2011

les lignes : le parcellaire
la carte : le tout
la carte postale : le petit rien (ce que je fais ici)